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dimanche 13 juin 2010
dimanche 9 mai 2010
Sedmikrásky (Les Petites Marguerites) Tchécoslovaquie 1966
Les Petites Marguerites (Sedmikrásky ou Daisies - titre anglais) est un film de la nouvelle vague
tchécoslovaque de Věra Chytilová sorti en 1966.
Imaginez "Fight Club" quarante ans avant en Tchécoslovaquie, avec deux filles délurées révulsées par
l’état du monde et vous obtenez ce drôle d’objet parodique, tragique sans en avoir conscience. Bien
avant "A gun for Jennifer" (Todd Morris, 98) ou même "Singapore Sling" (Nikos Nikolaïdis, 90), la réali-
satrice Vera Chytilova, parangon d’une Nouvelle Vague du cinéma tchèque contrarié par les remous
politiques du pays, a signé un objet abrasif: Les Petites marguerites où deux demoiselles de rien
décident de multiplier les conneries pour rendre compte de l’absurdité d’un monde de merde et
passent leurs journées de néant à aguicher de riches notables qui viennent déjeuner au restaurant,
rien que pour se foutre de leurs gueules. Hymne à l’anticonformisme qui célèbre le mauvais goût,
les mauvaises actions et les mauvaises pensées orchestré par deux bouffonnes (dixit la réali-
satrice Vera Chytilova). Entre nihilisme franc et parodie subversive, ce film surréaliste, psycho et
psyché possède un discours qui se mord à la queue mais ne ressemble qu’à lui-même: un délire
entre cinéma érotique et pop-art d’une grande liberté de ton comme si John Waters était à la réali-
sation et Jean-Luc Godard au scénario. Et que tous les deux parlaient la langue tchèque.
extrait de "excessif.com"
Voici quelques extraits:
dimanche 25 avril 2010
(AV) Psychedelic Tokyo Vol.2
AAC@320
01. Inconnu - Intro 1
02. The Golden Cups - Got My Mojo Working
03. The Beavers - Over Under Sideways Down
04. The Mops - Haiku
05. The Spiders - Johnny B. Goode
06. The Carnabeats - I Love You Everyday Sandy
07. D'Swooners - Purple Haze
08. Inconnu - Outro 1
09. Inconnu - Intro 2
10. The Jaguars - Tobacco Road
11. The Golden Cups - Hey Joe
12. The Jaguars - I'm So Glad
13. The Golden Cups - Hiwa-Mata Noboru
14. The Spiders - Boom Boom
15. Inconnu - Outro 2
Merci à CM
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lundi 19 avril 2010
Joe Boyd
Extrait de Wikipedia:
Joe Boyd (né le 5 août 1942) est un producteur de disques américain, mais qui a beaucoup
travaillé en Grande-Bretagne, avec sa compagnie de production Witchseason, notamment
dans les années 60 (sur lesquelles il a publié un livre de mémoires en 2006). Il a notamment
enregistré le premier single de Pink Floyd, puis lancé les carrières de Nick Drake, de
Fairport Convention, de The Incredible String Band, etc. Il est aussi connu pour avoir
réalisé un fameux film documentaire sur Jimi Hendrix.
Joe Boyd est né à Boston, Massachusetts, et a grandi à Princeton, New Jersey. Étudiant à
l'université Harvard, il commence à organiser des concerts avec des artistes de blues comme
Lonnie Johnson, Sleepy John Estes, etc. En 1964, il fait ses premières visites en Grande
Bretagne et sur le continent européen en gérant des tournées comme la "Blues and Gospel
Caravan" avec Muddy Waters, Sister Rosetta Tharpe, etc.
L'année suivante il revient à Londres pour y ouvrir un bureau pour le label californien Elektra
Records. C'est ce qui l'amène à enregistrer en 66 quelques titres avec Eric Clapton & the
Powerhouse (comprenant notamment Steve Winwood au chant et à l'orgue) que l'on trouve
sur l'album compilation "What's Shakin'". Aux États-Unis il travaille pour les fameux festivals
de jazz et de folk de Newport, et c'est ce qui l'amène à vivre aux premières loges la soirée
historique du 25 Juillet 1965 où un Bob Dylan nouvellement électrifié crée le fameux
schisme en se mettant à dos la vieille garde du folk qui l'avait jusque là encensé
(voir : Festival de folk de Newport).
Résidant désormais à Londres, Joe Boyd y crée l'UFO (voir UFO Club), club
underground où il fera notamment passer des goupes naissants comme Pink Floyd
(dont il produit le premier single "Arnold Layne"), puis The Soft Machine. Il se consacrera
ensuite surtout au folk britannique, développant les carrières d'artistes comme The
Incredible String Band, Fairport Convention, Nick Drake, etc. Revenu aux Etats-Unis
dans les années 70, il réalise notamment l'excellent film documentaire titré simplement
"Jimi Hendrix". Plus tard il fonde le label Hannibal sur lequel il enregistre des gens comme
Richard Thompson, et ouvre la voie à ce qu'on nommera la world music. En 1985, il
produit notamment le 3e album de R.E.M. "Fables of the Reconstruction". Dans un autre
registre il sort en 1988 le film "Scandal" (avec John Hurt et Bridget Fonda) consacré à ce
scandale politique britannique que l'on a appelé "l'affaire Profumo" (d'après le nom du
ministre John Profumo).
Le livre de mémoires qu'il fait paraître en 2006 "White Bicycles - Making Music in the
1960s" est donc riche de détails passionnants sur ces/ses années soixante, des sixties
qu'il fait d'ailleurs débuter en 1956 et se terminer au choc pétrolier de 1973 !
(Livre paru en français début 2008 aux Editions Allia).
Joe Boyd (né le 5 août 1942) est un producteur de disques américain, mais qui a beaucoup
travaillé en Grande-Bretagne, avec sa compagnie de production Witchseason, notamment
dans les années 60 (sur lesquelles il a publié un livre de mémoires en 2006). Il a notamment
enregistré le premier single de Pink Floyd, puis lancé les carrières de Nick Drake, de
Fairport Convention, de The Incredible String Band, etc. Il est aussi connu pour avoir
réalisé un fameux film documentaire sur Jimi Hendrix.
Joe Boyd est né à Boston, Massachusetts, et a grandi à Princeton, New Jersey. Étudiant à
l'université Harvard, il commence à organiser des concerts avec des artistes de blues comme
Lonnie Johnson, Sleepy John Estes, etc. En 1964, il fait ses premières visites en Grande
Bretagne et sur le continent européen en gérant des tournées comme la "Blues and Gospel
Caravan" avec Muddy Waters, Sister Rosetta Tharpe, etc.
L'année suivante il revient à Londres pour y ouvrir un bureau pour le label californien Elektra
Records. C'est ce qui l'amène à enregistrer en 66 quelques titres avec Eric Clapton & the
Powerhouse (comprenant notamment Steve Winwood au chant et à l'orgue) que l'on trouve
sur l'album compilation "What's Shakin'". Aux États-Unis il travaille pour les fameux festivals
de jazz et de folk de Newport, et c'est ce qui l'amène à vivre aux premières loges la soirée
historique du 25 Juillet 1965 où un Bob Dylan nouvellement électrifié crée le fameux
schisme en se mettant à dos la vieille garde du folk qui l'avait jusque là encensé
(voir : Festival de folk de Newport).
Résidant désormais à Londres, Joe Boyd y crée l'UFO (voir UFO Club), club
underground où il fera notamment passer des goupes naissants comme Pink Floyd
(dont il produit le premier single "Arnold Layne"), puis The Soft Machine. Il se consacrera
ensuite surtout au folk britannique, développant les carrières d'artistes comme The
Incredible String Band, Fairport Convention, Nick Drake, etc. Revenu aux Etats-Unis
dans les années 70, il réalise notamment l'excellent film documentaire titré simplement
"Jimi Hendrix". Plus tard il fonde le label Hannibal sur lequel il enregistre des gens comme
Richard Thompson, et ouvre la voie à ce qu'on nommera la world music. En 1985, il
produit notamment le 3e album de R.E.M. "Fables of the Reconstruction". Dans un autre
registre il sort en 1988 le film "Scandal" (avec John Hurt et Bridget Fonda) consacré à ce
scandale politique britannique que l'on a appelé "l'affaire Profumo" (d'après le nom du
ministre John Profumo).
Le livre de mémoires qu'il fait paraître en 2006 "White Bicycles - Making Music in the
1960s" est donc riche de détails passionnants sur ces/ses années soixante, des sixties
qu'il fait d'ailleurs débuter en 1956 et se terminer au choc pétrolier de 1973 !
(Livre paru en français début 2008 aux Editions Allia).
samedi 10 avril 2010
Gisela May - Singt Brecht-Eisler-Dessau (LP 1966)
AAC@320
Gisela May - Singt Brecht-Eisler-Dessau (1966)
01. Aus 'Der gute Mensch von Sezuan' - Das Lied vom achten Elefanten
02. Aus 'Herr Puntila und sein Knecht Matti' - Ballade vom Forster und der Grafin
03. Aus 'Die Rundkopfe und die Spitzkopfe - Kuppellied
04. Kleines Lied
05. Aus 'Der kaukasische Kreidekreis' - Grusches Lied~Vier Generale
06. Moderne Legende
07. Lied einer deutschen Mutter
08. An meine Landsleute
09. Aus 'Die Rundkopfe und die Spitzkopfe' - Lied eines Freudenmadchens
10. Aus 'Die Rundkopfe und die Spitzkopfe' - Lied von der belebenden Wirkung des Geldes
11. Vier Wiegenlieder einer proletarischen Mutter
12. Ballade von der Judenhure Marie Sanders
13. Aus 'Schweyk im zweiten Weltkrieg' - Das Lied von der Moldau
14. Aus 'Schweyk im zweiten Weltkrieg' - Das Lied vom kleinen Wind
15. Aus 'Schweyk im zweiten Weltkrieg' - Das Lied vom Kelch
16. Aus 'Schweyk im zweiten Weltkrieg' - Und was bekam des Soldaten Weib
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mardi 30 mars 2010
Les Charlots - Charlow Up (LP 1967)
01. Paulette, la reine des paupiettes
02. Si tous les Hippies avaient des clochettes
03. Mange ta soupe Herman
04. J'ai oublié bon bouchoir
05. Gros bébé
06. Viens bobonne
07. Berry Blues
08. Les nouilles
09. Nécro-Bossa
10. Dors mon petit bébé
11. Hey Max (Hey Joe)
12. Albert
ici
dimanche 28 mars 2010
Henry Cowell - The Piano Music of Henry Cowell (LP 1963)
AAC@256
Généralement, Henry Cowell est seulement connu
comme étant le co-inventeur, avec le Russe Léon
Theremin, d'un instrument original, le Rhythmicon.
Il fut aussi connu pour être un défenseur du
cluster au piano, dès la fin des années 1910.
Mais il fut aussi, pendant près de cinquante ans,
le défenseur le plus acharné de la musique
d'avant-garde aux Etats-Unis, en particulier par
l'organisation de concerts et la publication de
partitions.
Dès ses débuts, sous la tutelle de Charles Seeger,
il s'affirme comme un compositeur original. Un
livre, rédigé en 1919 mais publié en 1930, résume
les discussions entre les deux musiciens : New
Musical Resources, qui aura une influence décisive
sur nombre de compositeurs, comme Conlon Nancarrow.
Le Rhythmicon, instrument électrique original,
reprend quelques uns des principes élaborés dans
le livre.
Cherchant sans cesse à explorer de nouveaux domaines
sonores, Cowell généralise l'emploi du cluster dans
des œuvres d'inspiration plus ou moins mystique
comme The Banshee ou The Birth of Manaunaun, pour
piano, mais aussi dans des œuvres pour orchestre.
Il est l'auteur d'une œuvre volumineuse qu'il ne
cessera d'accroître avec constance (vingt symphonies,
un concerto pour piano, d'innombrables pages de
circonstances, autant de pièces pour piano, des
quatuors, etc.).
Fasciné, dès le début, par la musique de Charles
Ives, qu'il fera jouer aussi souvent qu'il le pourra
tout au long de sa vie, il a su, avec la complicité
active de Seeger et le mécénat d'une riche New-Yorkaise,
Blanche Walton, rassembler autour de son activité
éditoriale et institutionnelle une foule de compositeurs
importants dans l'histoire de la musique américaine,
comme Dane Rudhyar, Ruth Crawford (qui épouse Seeger
en 1931), Carl Ruggles, Carlos Chávez, John Cage, Gerald
Strang, Wallingford Riegger, Carlos Salzedo et bien
d'autres.
par Nicolas Viel. Avec le soutien de Marc Battier
The Piano Music of Henry Cowell (1963)
01. Tides of Manaunaun
02. Exultation
03. The Harp of Life
04. Lilt of The Reel
05. Advertisement
06. Antinomy
07. The Aeolian Harp
08. Sinister Resonance
09. Anger Dance
10. Banshee
11. Fabric
12. What's This?
13. Amiable Conversation
14. Fairy Answer
15. Jig
16. The Snows of Fujiyama
17. The Voice of Lir
18. Dynamic Motion
19. Trumpet of Angus Og
20. Tiger
21. Henry Cowell discusses
the above works in the
order in which they
apppear on the record
ici
mardi 23 mars 2010
The Bray Bros. w Red Cravens - Prairie Bluegrass (LP 1976)
Enregistrements radiophoniques de 1961-1962.
01. Opening Theme (Buckin' Mule)
02. Blue Eyed Darling
03. Girl in the Blue Velvet Band
04. Harley's Breakdown
05. Thinking About You
06. Station Break 1
07. Toy Heart
08. Billy in the Low Ground
09. Little Birdie
10. Station Break 2
11. Station Break 3
12. John Henry
13. Barbara Allen
14. Red Rocking Chair
15. Stoney Point
16. Station Break 4
17. In Despair
18. Walk on Boy
19. Home Sweet Home
20. Harbor of Love
21. Closing Theme
Merci à JFM
ici
lundi 22 mars 2010
Arthur Lyman - At The Crescendo (LP 1963)
Arthur Lyman: Vibraphone, marimbas, congas, bongos, guitar ect...
John Kramer: Basse, flûte, guitar, ukulélé, clarinette et percussions
Harold Chang: Percussions, contrebasse et divers instruments exotiques
Alan Soares: Piano, guitar, glockenspiel et marimbas
01. Similau
02. Days of Wine and Roses
03. Te Manu Pakarua
04. Waltz Latino
05. China Nights
06. Night Train
07. Pu Pu Hino Hino
08. Crickets of Karachi
09. Cindy Oh Candy
10. Cast Your Fate to The Winds
11. Song of Delilah
12. Slaughter on 10th Avenue
dimanche 21 mars 2010
Tiny Tim - Concert in Fairyland (faux live 1968)
Faux live sorti en 1968 (mais enregistré en 1962 selon le site officiel de Tiny Tim)
sans l'accord de Tiny Tim, qui poursuivit le producteur pour 1 million de dollards.
L'enregistrement est en mono contrairement à ce qu'il est écrit sur la pochette.
01. Oh, How I Miss You Tonight
02. Let Me Call You Sweetheart
03. On The Good Ship Lollipop
04. Secret Love
05. Animal Crackers
06. Indian Love Call
07. Don't Take Your Love From Me
08. If I Didn't Care
09. You Make Me Feel So Young
10. I Got a Pain in My Sawdust
11. Be My Love
12. Toot-Toot-Tootsie
For You My Dearest Friends...
(AV) Psychedelic Tokyo Vol.1
01. Inconnu - Intro 1
02. The Beavers - I'm a Man
03. The Carnabeats - When I Was Young
04. The Spiders - Nati Bati Yi
05. The Voltage - In The Midnight Hour
06. The Mops - Blind Bird
07. D'Swooners - Stone Free
08. Inconnu - Outro 1
09. Inconnu - Intro 2
10. The Bunnys - Test Driver
11. The Spiders - Around and Around
12. The Golden Cups - LSD Blues
13. The Carnabeats - Jenny
14. The Savage - S.P.I.
15. The Mops - Inside Looking Out
16. Inconnu - Outro 2
Merci à CM
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jeudi 18 mars 2010
Les Tontons Flingueurs / Émission du 17-03-2010
Avec:
Harold Sasahara & Club Nisei Orchestra / T. Arima's Cuban Noche / Club Nisei, Hitoshi Ueki
The Peanuts / The All-Star Orchestra / Aiko Yohen / Shoukichi Kina & Champloose / Yara
Family / Mike Rebedios / Miki Obata & The Out Cast / The Tigers / The Carnabeats / The
Savage / Burns / The Spiders / The Youngers / Outkast / The Jaguars / Masami Kawahara &
The Exotic Sounds / Tani Naomi / Reiko Ike / Meiko Kaji / People / Ja Seazer / Happy End
Jacks / Haruomi Hosono / P-Model / Yello Magic Orchestra / The Plastics / Hikashu / Halmens
Kiyohiko Senba & His Haniwa All Stars / Luna Park Ensemble / After Dinner / Hajime Tachibana
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vendredi 12 mars 2010
Les Tontons Flingueurs / Émission du 10-03-2010
Avec:
Luce Guilbeault / Robert Charlebois / Robert Crumb & the Cheap Suit Serenaders / Any Old
Time String Band / Barney Bigard Sextet / Julia Lee / Harlem Hamfats / Bea Foote / Marie Dubas
Nitta-Jo / G. Bordin & A. Viau / Marcel's / Trio Garnica-Ascencio / Juan Gaytan & Frank Cantu
Los Montenos / Roscoe Holcomb / Les VRP / Serge Gainsbourg / Etron Fou Leloublan / Slapp
Happy / Hal Collomb / Java / Jean Yanne / Nico (Christa Paffgen) / Louis Massis / Raymond
Scott / Stock, Hausen & Walkman / Steve Reich / Rock Critics / The Flying Lizards / Les Tueurs
de la Lune de Miel / Ennio Morricone / Brian Woodbury / Arthea / Stomp / ZGA / Georges
Garvarentz / Kuno & The Marihuana Brass / The Bob Crewe Generation Orchestra
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vendredi 5 mars 2010
Arthur Lipsett
ARTHUR LIPSETT était un visionnaire, un satiriste à l’esprit créatif qui a su manipuler les
éléments du cinéma pour bâtir une œuvre cohérente et inoubliable. Poète de la pellicule, il
a réalisé sa vision en mariant de façon originale des chutes de films inutilisées par d’autres
cinéastes de l’ONF et des séquences qu’il avait lui-même tournées. Avec ses assemblages
de sons et d’images provenant de sources diverses, Lipsett a réussi à fabriquer quelque
chose d’artistique et d’inédit, obligeant le spectateur à appréhender le cinéma de manière
tout à fait nouvelle, à le vivre non seulement comme un divertissement mais aussi comme
une remise en question du monde.
Si les films d’Arthur Lipsett exigent beaucoup de l’auditoire, il faut reconnaître que le
cinéaste était tout aussi exigeant envers lui-même. Brillant monteur, il accumulait du
matériel visuel et sonore à partir du vaste éventail de sources que lui offrait l’ONF, ou
encore ses balades dans les rues de Montréal et de New York. À la fois artiste du
collage et as du montage cinématographique, il se servait de bandes magnétiques, de
disques, de photos et de séquences filmées pour créer ses œuvres étonnantes. Les
films expérimentaux réalisés par Lipsett s’inscrivent dans le courant moderniste de
cette époque où le pop art, l’assemblage et le mouvement Fluxus faisaient leur marque
dans la culture occidentale.
Dès son premier film, Very Nice, Very Nice, Arthur Lipsett donne clairement le ton de
son œuvre à suivre : une exploration artistique de la vie telle qu’elle était vécue en cette
décennie stimulante des années 1960. Tandis qu’à Londres, militants et artistes
manifestaient passionnément pour la suppression de la bombe atomique, aux États-Unis,
la scène socio-politique était dominée par la question des droits civils et, à l’échelle
mondiale, la fin du colonialisme en Asie et en Afrique remettait en question l’hégémonie
occidentale. Lipsett était sensible aux fluctuations du paysage politique et il a exprimé sa
créativité dans le creuset de cette culture émergente de la contestation qu’incarnaient les
beatniks, le jazz, les happenings et certains humoristes revendicateurs et osés.
À sa sortie en 1961, Very Nice, Very Nice fut adopté d’emblée par cette nouvelle
génération d’universitaires et d’artistes branchés. Le court métrage, mordant, jazzé,
provocateur et teinté d’humour noir, s’annonce comme tel dès les plans d’ouverture
montrant des tours à bureaux pendant qu’une voix hors champ récite en anglais : « Dans
cette ville marche une armée dont la devise est — bwah! bwah! bwah! » Ces trois coups
de klaxon dissipent toute prétention documentaire du film. Suivent les images de deux
affiches, « Non » et « Achetez ». Lipsett s’est amusé à piéger son auditoire, à le réveiller
de sa torpeur pour le mettre au défi de s’engager et de réagir à son film. Airs de fanfare,
battements de tambour, vieilles mélodies de piano et musique de jazz viennent ponctuer
la piste sonore, faite d’un collage d’enregistrements audio. Sur l’écran défile en
contrepoint une succession d’images allant de photographies d’individus prises au hasard
à des portraits de personnages historiques, en passant par des scènes de foules, de
lancements de fusées et d’explosions de bombes à hydrogène.
Le cinéaste met le spectateur au défi de donner un sens à tout ça, et Lipsett l’artiste sert
lui-même de guide. La voix hors champ nous informe qu’il s’agit d’une fantasmagorie en
dissolution d’un monde », mais que « la chaleur et la lumière reviendront, et les espoirs
des hommes renaîtront. » La première fois que nous entendons cette déclaration
optimiste, elle s’accompagne du son « non » suivi d’un rire; la deuxième fois, en
conclusion de l’œuvre, nous entendons un commentaire ambigu : « Bravo! Très bien,
très bien (Very Nice, Very Nice) ». La foule solitaire, aliénée et confuse, est de toute
évidence le sujet du film. Ces êtres sont-ils capables d’entrer en contact avec le monde
qu’ils habitent? L’auteur n’en est pas sûr, mais le titre de travail qu’il avait donné au
collage sonore de départ, « étrangement rempli d’allégresse », semble indiquer qu’il
trouvait encore une certaine joie, un certain esprit chez les gens et au sein de la société.
Very Nice, Very Nice (1961)
Son film suivant, 21-87, est le chef-d’œuvre de Lipsett. Le cinéaste y explore la nature
spirituelle de l’humanité. Le montage d’ouverture donne le ton : la radiographie d’un
crâne humain cède l’écran à un trapéziste, puis à un cadavre en dissection. La bande
audio va du son de la perceuse et de la scie employées pour démembrer les cadavres
aux accords gospel de "Every Child of God". Bien que le film comporte des scènes de
foule, Lipsett met en évidence des individus tout au long du film — des balayeurs de rue,
des clients sur l’escalier roulant d’un grand magasin, des danseurs. Une voix déclare :
« Ils prennent conscience d’une force derrière ce masque apparent devant nous. Ils
l’appellent Dieu. » Sans jamais permettre à une pensée de dominer les autres, Lipsett
oppose à cette phrase la déclaration ironique suivante : « Puis les gens disent :
“Votre numéro est le 21-87, n’est-ce pas?” Oh! Comme cette personne sourit! »
Dans 21-87, Lipsett met en scène cette opposition essentielle: sommes-nous des êtres
physiques ou spirituels? Son emploi du terme « la force » a inspiré la cosmologie
inventée par George Lucas pour Star Wars; Lucas se sert aussi des nombres 21-87
dans plusieurs de ses œuvres. Le contraste entre le corps et l’esprit est par ailleurs
souligné durant tout le film de Lipsett. Bien que le collage sonore fasse référence à
Dieu, les personnages du film semblent plutôt égocentriques. Sont- ils des numéros,
comme le suggérait la série-culte de Patrick McGoohan, Le prisonnier, dans les
années 1960? Ou bien sont-ils des hommes libres? Lipsett ne répond jamais à
cette question.
21-87 (1964)
La carrière d’Arthur Lipsett fut malheureusement très brève. Après ces deux brillants films,
il réalisa Free Fall — un regard plus pessimiste sur le monde
Free Fall (1964)
puis la charmante « capsule temporelle » A Trip Down Memory Lane
A Trip Down Memory Lane (1965)
ensuite une œuvre plus répétitive, Fluxes, et enfin un film angoissant, intensément personnel,
N-Zone. Ses films sont de remarquables créations d’avant-garde, des concentrés
extraordinaires de l’esprit de controverse et de contestation des années 1960. Tout au long
de son œuvre, une image en particulier prédomine: celle du trapéziste. On peut présumer
que Lipsett se voyait lui- même comme une sorte d’acrobate de haute voltige évoluant entre
le son et l’image pour réaliser ses œuvres à la fois artistiques et philosophiques. À la fin, le
jeune homme audacieux est tombé de son trapèze, mais non sans nous avoir d’abord légué
des films qui passent l’épreuve du temps.
Source: ONF/NFB
mercredi 3 mars 2010
Les Tontons Flingueurs/Émission du 03-03-2010
Avec:
Hector Zazou & Bony Bikaye / De Malo / Kasai Allstars / Depiano / De Wayon
Dessoin / Ryco Jazz / Tabu Ley Rochereau & L'African Fiesta National / Nico et
L'African Fiesta Sukisa / Tchad / Polydor / Nganga / Ryco Jazz / Franco &
L'OK Jazz / Franco, Vicky & L'OK Jazz / Franco, Vicky, Edo & L'OK Jazz
Franco & Le Très Puissant OK Jazz / Papa Wemba & Viva La Musica / Staff
Benda Bilili / Les Loups Noirs d'Haiti / Barel Coppet et Mister Lof / Orchestre
Combo Zombi et Michel Yéyé
clic droit pour ouvrir ou enregistrer
lundi 16 novembre 2009
Alphonso et son Orchestre - Aux Antilles avec A. et son Orchestre
Ce disque à été posté auparavant par le défunt blog "LISTENTOYOUREARS"
01. Compère lapin
02. Ma tuture03. Massibol moin
04. Dansons la mazurka
05. Biguine pour vous
06. Gros Titine
07. Maitre malin
08. Se an secret
09. L'échelle pole
10. Feme qui dou
11. Grand tomobile
12. La peau fromage
mardi 10 novembre 2009
Let's Have a Red Stripe Party (Jamaïque 1960s)
01. Byron Lee and the Dragonnaires - Old Man River
02. Kes Chin and the Souvenirs - Caballo Negro
03. Carlos Malcolm's Afro-Jamaican Rhythms - One Mint Julep
04. Byron Lee and the Dragonnaires - Irrestible You
05. The Caribs - Guaglione
06. Kes Chin and the Souvenirs - Memories of Flora
07. Carlos Malcolm's Afro-Jamaican Rhythms - Coolie Gal
08. Byron Lee and the Dragonnaires - Theme From 'The Apartment'
09. The Caribs - Surfin' With Red Stripe
10. Kes Chin and the Souvenirs - Don't Speak To Me of Love
11. The Caribs - Desafinado
12. Carlos Malcolm's Afro-Jamaican Rhythms - Viva Zapata
ici
mardi 13 octobre 2009
Frank Zappa - Serious Music (1984)
01. Pomona Valley Symphony Orchestra - The World's Greatest Sinner (extrait - 1961)
02. Frank Zappa - Revenge of the Knick-Knack People03. Frank Zappa - RDNZL
04. Frank Zappa - Inca Roads
05. The Berkely Symphony Orchestra, conducted by Kent Nagano - Sinister Footwear (1984)
lundi 7 septembre 2009
Ils sont fous ces Gaulois! Vol.3
01. Jacques Filh - Wraaaaach!!! (France)
02. Les Rythmos - Frisette fais pas ça (Canada)
03. Les Essonnes Five - Cauchemar (France)
04. Les Lord's Sonic's - Le fuyard (Belgique)
05. Dani - La machine (France)
06. Billy - Un petit peu de ''Oh Yeah'' (Canada)
07. Atlantis - Plane, plane, plane (France)
08. Les Sultans - Telle est la vie que j'aime (Canada)
09. Commentaire - ''Les cheveux longs''
10. Les Serfs - Le temps ne les attend pas (Canada)
11. Les Serpents Noirs - J'ai froid (Belgique)
12. Les Anonymes - Joséphine (France)
13. Benjamin - Un train (France)
14. Violaine - Cousin Kneypper (France)
15. Jacques Filh - Fini borniol (France)
16. Les Azteks - Cheveux blonds et pantalons (Canada)
17. Les Monstres - Le thème du cimetière ! (Canada)
ici
Ils sont fous ces Gaulois! Vol.2 - Le retour!
01. Les Krakmen - Krakmen Twist ! (Congo)
02. Les Harmonicos - Les oiseaux mécaniques (Canada)
03. Les Homards Violets - Le clodo (France) (3:31)
04. Les Ombres - Fainéant (Belgique)
05. Milou Duchamp - Tropical (France)
06. Clothilde - La queue du chat (France)
07. Serge Franklin - Exister (France)
08. Munda - C'est la paye (France)
09. Les Lutins - Les yeux fermés (Canada)
10. Delphine - La fermeture-éclair (France)
11. Les Loups - Tous les soirs (Canada) (2:10)
12. Édouard & les Enfants d'Édouard - Girouette (France)
13. Normand Fréchette & les Hou Lops - J'étudie mon grec (Canada)
14. Jojo L'Explosif - Non non non (a.o.f)
15. Les Sextans - Le désastre (Canada)
16. Les Misérables - Vivre avec toi (Canada)
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